W3lcome-In-Hell

W3lcome-In-Hell
Cette nouvelle fiction contiendra TROIS éléments importants: L'homosexualité, la Violence et la Vulgarité.
Si vous avez un problème avec un de ces points, quittez ce blog immédiatement parce que le contenu ne risque pas de vous intéresser.

Synopsis:

Jesse, un garçon de 16 ans abandonné par son père il y a 3 ans, survit dans la rue grâce à la vente de la drogue et au "soutien" de celle-ci. Il va se faire recueillir par un très grand dealer, qui, malheureusement, l'emprisonnera chez lui et abusera de lui. Très vite, il va se faire ami avec un garçon d'un an plus âgé que lui et qui travaille pour ce même dealer, Wyatt. Lui aussi est maltraîté et ensemble, ils tenteront de s'en sortir malgré les sévices auxquels ils seront soumis.

Personnages:

Jesse - 16 ans, c'est le personnage principal et il raconte l'histoire.
Wyatt - 23 ans, c'est un dealer très connu et important.
Seth - 20 ans, il est ami avec Wyatt et il travaille avec lui.
Evan - 17 ans, c'est un garçon repêché par Seth, il travaille pour eux.

# Posté le dimanche 12 avril 2009 13:06

Modifié le dimanche 12 avril 2009 17:39

*Chapitre 1*

*Chapitre 1*
J'ai dû toucher à cette merde. J'ai dû succomber aux plaisirs inexistants de la drogue. J'ai dû fourrer mon nez là où je ne devais pas. Pourtant, je ne méritais pas de me faire tabasser dans cette ruelle. J'en étais à un point où seule la mort était une solution acceptable, mais ça m'effrayait. J'étais seul contre cette bande de fous enragés, je ne pouvais plus rien faire d'autre. Je sentais tout mes os broyés, mon visage était une rivière d'eau rouge, je sentais l'odeur et je la goûtais dans ma bouche. Des coups surgissaient de partout, je gardais mes yeux fermés autant pour ne pas voir le spectacle que pour ne pas risquer de perdre un ½il. Pendant qu'un tirait mes cheveux noirs et longs, l'autre enfonçait son poing dans mon estomac. J'avais une sale envie de vomir, de cracher la haine en moi, de me débarasser du mauvais qui grouillait dans mon ventre.

À cet instant, j'étais perdu dans mes pensées, je ne pouvais que faire cela en attendant mon heure. J'avais treize ans quand mon père m'avait fichu à la porte. Je devais bien m'y attendre, je reçevais ses menaces à chaques jours. Il me rappelait sans cesse qu'il m'avait eu par accident et que ça avait été la fin de sa vie lorsqu'il avait su que ma mère était enceinte. Sa vision de moi était un enfant sans avenir, un bon à rien, c'est pourquoi il ne m'a jamais payé l'école. Il avait raison. Jusqu'à aujourd'hui, je n'ai réussi qu'à me foutre dans la merde et à vivre salement. S'il pouvait me voir en ce moment, il sourierait et me dirait qu'il avait raison depuis le début. Ma pauvre mère était impuissante face à l'homme dur qu'elle avait épousé. Elle préférait ne plus m'avoir dans son c½ur au cas où mon père voudrait m'abandonner un jour. La seule pensée était trop pénible pour elle, elle s'est noyée et elle a emporté son chagrin avec elle dans la baignoire. Elle savait que ça se produirait. C'était inévitable, mon père préparait le coup depuis bien trop longtemps.

Couché sur l'asphalte froid et bosselé, tâché de sang, je me forçais de ne pas lâcher un cri de douleur. Je sentais la présence d'un quatrième visiteur pas très loin de moi.


X : Ça suffit.


La violence cessa, les gars se redressèrent. J'ouvris avec peine mes yeux pour constater que ma vision était floue. Un seul homme se tenait à ma droite, il avait la tête penchée pour faire lécher le bout de sa cigarette par une flamme sortie de son briquet. Il était calme. Trop calme. Je ne pouvais pas croire qu'il contrôlait cette armée de petits voyous. Ils semblaient si indomptables lorsqu'ils me ruaient de coups. Je laissais tomber ma tête contre le sol pour tenter de me faire discret. En un signe de main, l'homme chassa les jeunes garçons de son territoire. Il était intimidant avec son veston de cuir et ses lunettes de fumée. On ne pouvait pas le reconnaître ni savoir à qui on avait affaire. Il était l'exemple parfait du mot « inconnu. » Après une nuit comme celle-là je n'avais pas envie de retrouver de la chaleur humaine, j'avais honte, je voulais aller me cacher et oublier ce traumatisme tout en guérissant par moi-même. Tapi dans mon coin, je surveillerais les alentours espérant ne plus rencontrer d'hostilité. Cependant, cet homme allait changer ces projets.


X : Ton nom?

X : Jesse.

X : Et moi Wyatt.


Wyatt s'approcha de moi et en un seul mouvement gracieux, je me retrouvais dans ses bras. J'eus un choc à être surelevé de cette manière et je ne demandais qu'à me faire remettre au sol. Je préférais ne pas parler, j'étais trop humilié que cet étranger me voit dans cet état. Et puis, j'avais peur. Je sentais le vent brûler ma figure, mon pantalon éraflait mes plaies ouvertes, ma tête tournait, des sons à peine audibles bourdonnaient dans mes oreilles. Wyatt avait toujours la même assurance dans ses gestes. Il savait où il allait, il marchait en direction de quelque chose, je pouvais le sentir. Rien ne semblait l'effrayer en cette nuit sombre et mystérieuse, comme s'il était le chef de la rue. Je l'ai bien vu qu'il avait un sens de l'autorité avec les gens. J'étais une créature blessée, moche. Des hyènes m'avaient attaqué pour me dépouiller de ma chaîr ou plutôt, de mes sacs de drogue. Je n'avais plus rien. J'étais en bas de l'échelle. Ma mort aurait débarassé le monde d'un autre drogué, mais étrangement, je tenais encore à exister. Juste pour montrer à mon père, que je n'ai plus vu depuis trois ans, que je pourrais devenir quelque chose de bien. Ce fantasme était né en moi lorsqu'il m'avait laissé au motel ce jour-là. Pas d'argent, pas de bouffe, pas de couteau. Il était certain qu'il voulait que je meure et non pas que je me débrouille avec ce que j'avais. Donc, s'il pouvait voir que j'étais vivant, que j'ai vécu trois ans tout seul dans la rue, je pourrais être heureux. Mais encore, je vois plus grand. Si je réussissais à me trouver un boulot, une simple petite jobine pour me payer de la nourriture saine, je lui balançerais un énorme sourire. Un sourire moqueur, même vicieux.

Wyatt m'a ammené à une vieille maison. Elle était de taille moyenne, mais pas vraiment luxueuse. Elle était parfaite pour passer inaperçu. À l'intérieur, une forte odeur de drogue flottait. Je regardais dans les pièces que l'on rencontrait au passage et je voyais des gens se piquer, inhaler et fumer des substances illicites. Beaucoup préparait leur dose en calant une bouteille de bière également. Comprenant que cet endroit était le pire lieu où je pouvais me trouver, je bougeais de sorte à ce que Wyatt me dépose. Celui-ci n'en fit rien et se dirigea vers un point fixe sans résister à la distraction. Je m'abandonnais dans ses bras, sentant que je ne pourrais rien faire d'autre que ça. En arrivant devant un escalier, je m'apprêtais à être libéré, mais Wyatt me serra plus fort et avec une force herculéenne, il gravit les marches sans problème. Bientôt, je me sentis gêné d'être dans les bras de cet inconnu. Je ne parlais pas et il en faisait autant. Un malaise régnait, mais seulement pour moi. Avec son expression, on pouvait voir qu'il contrôlait tout. À l'étage, il y avait de nombreuses portes. Il tourna une poignée, me tenant toujours très fortement avec son bras gauche et avec l'aide de son corps contre le mur. La pièce était plongée dans une obscurité totale où seule la lune perçant la fenêtre permettait de distinguer quelque chose. Wyatt me laissa tomber sur le lit, me rappelant mes douleurs.


Jesse : Aye! Vous ne pourriez pas être plus délicat?!

# Posté le dimanche 12 avril 2009 13:14

Modifié le dimanche 12 avril 2009 17:39

*Chapitre 2*

Je me tournai, avec beaucoup de précautions, sur le dos. Il me regardait, les traits de son visage légèrement crispés. Ses mains pendaient de chaque côté de son corps et ses jambes étaient collées l'une sur l'autre. Cette position me terrifiait. Après un long échange de regards, il s'avança vers moi. J'eus le réflexe de me tasser, histoire de le laisser s'asseoir, mais il ne voulait pas se coucher sur le lit. C'était sur moi qu'il comptait s'allonger. Ses longs cheveux bruns tombaient sur mon visage à quelques centimètres du sien. De se main droite, il immobilisa mon bras, et de son autre, il s'aventura dans mon chandail maculé. Je l'en empêcha et le regarda de nouveau dans ses yeux noisettes. Il me dévisagea comme si je n'avais pas le droit de l'arrêter, comme si je devais me donner à lui. Sans cesser ses actions, il me sourit. Je n'aurais sû décrire ce sourire à ce moment-là. J'en ai tellement eu la chair de poule que je n'ai pas bronché par après, lorsqu'il continuait de me tripoter. Visiblement, il n'allait pas se limiter qu'à de simples touchers parce que ses doigts glissèrent vers la boucle de ma ceinture.



Jesse : Qu'est-ce que vous faites?

Wyatt : Tu vas voir.



Il tourna ma tête sur le côté, ne m'empêchant pas de la replacer comme elle était par après, et détacha sans plus tarder ma ceinture. Je protestai faiblement, mais l'idée de recroiser son regard si étrange me hantait. J'entendais des hommes hurler de rire en bas. Ils criaient si forts que j'en pris peur. Où avais-je atteri?



Wyatt : C'est ta première fois petit?



N'étant sûr d'avoir bien compris, je me mis à penser. En fait, j'avais peur d'avoir entièrement saisi. Je me débattis tout en cherchant mon pantalon qui avait disparu de je ne sais quelle manière. Wyatt m'attrapa par le cou et mit une pression.



Wyatt : C'est oui ou c'est non.



Il me laissa retomber sur les draps et je fus obligé de le regarder, mais des larmes vinrent brouiller ma vue. Je me sentais si vulnérable devant cet homme. J'avais l'impression qu'il avait acheté mon corps et que j'étais contraint de lui donner ce qu'il avait payé à mon plus grand regret. Je caressai mon cou pour éliminer la trace de la violence.



Wyatt : As-tu couché avec quelqu'un dans le passé?

Jesse : N-Non...

Wyatt : Donc c'est ta première fois.



Les mots étaient si durs à entendre que je voulais mourir sur le champ. Si j'avais bien compris, il allait me violer.



Wyatt : La première fois est toujours la pire.

Jesse : Je sais pas si...je...j'ai pas envie...



Wyatt fit mine de ne rien entendre et se réinstalla d'une meilleure façon sur moi. Je tremblais de tout mon être et il le sentit. Il me chuchotait des mots pour m'aider à me calmer. Je n'avais pas besoin de ça puisque ça ne faisait qu'augmenter mes frissons. Je sentis une main se poser sur mon caleçon et je sursautai. Sans trop savoir pourquoi, une montée d'énergie prit place en moi et je réussis à repousser le corps lourd trop envahissant de Wyatt. Profitant de cette liberté, je me dirigeai à moitié nu vers la porte, histoire de sortir de cette maison de fous. J'entendis Wyatt crier un nom qui n'était pas le mien. Dans l'escalier, je croisai un homme d'un air menaçant. Je m'arrêtai net lorsque je compris qu'il en avait après moi. Ne sachant trop où aller, je regardais partout à la recherche d'issue. Trop tard, on m'avait attrapé et on me renvoyait dans la chambre.



Wyatt : Merci Seth.

Seth : Pas d'quoi.



Wyatt me plaqua sur le lit tandis que le dénommé Seth me tint les bras. Il avait un visage creusé, sûrement dû aux cigarettes. Ses cheveux étaient brun foncé et plutôt courts, remontés par une quantité incroyable de gel. Ses bras moyennement musclés étaient couverts de tatoos injurieux.



Seth : Dit-moi, où as-tu pigé ce gamin? J'aimerais bien aller dans le même coin!

Wyatt : Dans le territoire des Blood Widow. Il se faisait tabasser par cette bande de gamins!

Seth : Ah ces mômes...ils se croient les rois du monde...



Pendant qu'ils échangeaient leurs paroles, je souffrais en silence. Seth me serrait les poignets jusqu'à couper la circulation de mon sang. Je tentais désespérément de cacher mon visage lorsque Wyatt retira mon caleçon. Je n'avais jamais dévoilé mon appareil génital à quelqu'un auparavant. Cela s'était fait d'une telle rapidité que j'eus un choc. Le rouge vint aussitôt à mes joues. Je ressentais la douleur de se faire brûler vivant.



Wyatt : Hum...encore pubertaire...

Seth : T'as quel âge?



Trop intimidé par ces deux regards posés sur mon anatomie, je fermai les yeux et tenta de contrôler mes convulsions.



Jesse : S-Seize.



Prononcer ce mot m'avait demandé tant d'effort que je tremblai de plus belle. Une main se posa sur mon entrejambe et je criai. Seth bloqua aussitôt ma bouche. Wyatt me massait lentement, c'était la première fois qu'on me touchait comme ça. Je luttais contre le désir. J'avais si peur qu'on le remarque que je réessayai de m'enfuir. Seth perdit le contrôle de mes bras un court instant, mais il m'était impossible d'être libre. Furieux de ma énième tentative de fuite, Wyatt ôta mon caleçon violemment, m'éraflant la peau au passage de ses doigts fins. Je suppliai en hurlant pour qu'ils me laissent tranquille, je leur criais de me rammener où j'avais été recueilli, je ne voulais rien savoir de leur petit clan de malfaiteurs. Mes sanglots prirent possession de mon corps lorsque je compris qu'il n'y avait plus rien à faire. Le plus jeune des deux reprit mes poignets rougis et fit en sorte de ne plus les relâcher. Wyatt, toujours enragé de mon comportement, ria en écartant mes jambes. Je me sentis terriblement mal d'être ouvert de cette manière. J'aurais voulu ne jamais avoir existé juste à cause de ce moment. Tout ce que je voyais à ce moment-là, c'était mon père, trois ans plus tôt, assis à côté de moi dans la voiture. Il ne m'avait adressé un seul mot de la matinée. Il conduisait, les yeux fixés sur la route. Il était ailleurs cependant. La dernière fois qu'il avait eu ce regard, c'était quand il m'avait annoncé la mort de ma mère. Je me contentais de regarder le paysage défiler à travers la fenêtre frappée par la pluie. Il se stationna devant un motel après une longue route et il baissa la tête, la main faiblement appuyée sur son volant. « Sors et ne reviens pas... » C'était ce qu'il avait dit. Je l'ai cru sur parole et je suis sortit de la voiture, attendant qu'il regagne l'autoroute.



Jesse : Tu as gagné papa. Tout ce temps tu as su que je n'étais rien. Tu es très perspicace, car je ne m'en suis rendu compte que maintenant.



Je sentis le torse nu de Wyatt contre mon corps. Il dirigea son organe tendue vers mon entrée non-dilatée. Je me fichais de la douleur physique, j'avais trop de blessures dans mon esprit pour souffrir de ceux-là. J'avais si peur, mais je préférais subir cette atrocité plutôt que de revenir à la maison. Mon père pouvait tout aussi bien me marquer. C'est à ce moment que je sentis Wyatt forcer pour rentrer en moi. Je lâchai des cris étouffés lorsque mes parois s'élargissaient brutalement pour faire pénétrer son pénis. Jamais je n'aurais cru ressentir cette sensation d'inconfort extrême. C'était si douloureux et encore plus de ne pas avoir le pouvoir d'y remédier. Plus il s'enfonçait, plus j'enviais la personne sur la Terre qui mourrait en paix dans son lit, entourée des gens qu'elle aimait. La pratique dura treize minutes. Je le sais, je fixais le cadran posé sur la table de chevet à côté du lit. Ce fut les minutes les plus longues de ma vie toute entière. Même ma première nuit en tant que sans-abri fut moins interminable. Lorsque Wyatt ressortit son sexe de mon corps, je sentais un énorme vide. J'avais si mal que je ne répondais pas aux deux hommes qui me parlaient. Je regardais le plafond, en respirant fortement comme si on m'avait retenu la tête sous l'eau pendant trop longtemps.



Wyatt : Eh bien voilà, t'es dépucelé...t'es pas content?

Seth : À leur âge, c'est ce qu'ils veulent tous non?



Voyant que je les ignorais, ils quittèrent la pièce, me laissant seul. Je n'osais pas de me relever. Je sentais déjà la douleur entre mes fesses. Je ne pouvais que pleurer. Pleurer d'avoir perdu ma vie...si on pouvait appeler ça une vie.
*Chapitre 2*

# Posté le samedi 02 mai 2009 21:37

Modifié le samedi 02 mai 2009 22:01

*Chapitre 3*

*Chapitre 3*
Après ce qui me sembla une heure, la porte se réouvrit. J'eus peur de faire la rencontre d'un nouvel homme qui abuserait encore de moi, mais c'était Wyatt.



Wyatt : Ça va?

Jesse : Oui très bien! Merci de vous occuper de mon bien-être!

Wyatt : Tutoie-moi.

Jesse : Je ne dois faire confiance à personne. Et j'ai eu raison.




Wyatt caressa ma joue où des larmes avaient séché. Ma lèvre tremblait de façon incontrôlée, je le sentis s'avancer vers moi et poser les siennes dessus. Mon souffle fut coupé pendant cinq secondes soit, la durée du baiser.



Jesse : Vous avez eu ce que vous vouliez, laissez-moi partir maintenant...



Wyatt lança un petit rire étouffé en me regardant dans le noir. Il souria en montrant ses dents et joua avec la chaîne qu'il avait autour du cou.



Wyatt : Hors de question.



Je me mis soudain à paniquer.



Jesse : Pourquoi?!

Wyatt : Tu vas rester ici un point c'est tout!

Jesse : Ce n'est pas vous qui allez m'en empêcher!

Wyatt : Là-dessus, tu as raison. En fait, il n'y aura pas que moi.

Jesse : Q-Quoi?!




Il lançait une mine joyeuse, toujours appuyé sur le lit en me regardant la tête penchée.



Wyatt : Les gars que tu as sûrement vus tout à l'heure, ils dorment le jour et font la fête durant la nuit. Pour moi, et comme tous les êtres normaux, c'est le contraire. Enfin, pas pour la fête! Mais je dors la nuit, tu saisis? Jamais je ne te donnerai une chance de t'évader, parce qu'il y a aura toujours quelqu'un pour t'en empêcher.

Jesse : Si je comprends bien, je suis en prison!?




Wyatt se leva pour se diriger vers une commode imposante. Il ouvrit un tiroir et me lança un chandail ainsi qu'un caleçon neuf.



Wyatt : Non, tu es à moi c'est tout.



Alors que j'allais rouspéter, il m'ordonna avec austérité d'enfiler le pyjama qu'il venait de me donner. Apeuré, je n'osais même pas lui demander de se retourner. Je me déshabillai complètement devant lui et me revêtis en tremblant.



Wyatt : Tu es magnifique, je ne comprends pas cette pudeur...

Jesse : C'est parce que je ne vous connais même pas!




Vivement, Wyatt posa un doigt devant ma bouche.



Wyatt : Je ne suis plus un inconnu maintenant, je suis ce que tu as de plus précieux en ce monde...

Jesse : Vous êtes mon pire cauchemar!




Wyatt ne sembla pas offensé par cette réplique. Il se leva et tira les couvertures du lit pour ensuite taper délicatement les oreillers. Après m'avoir lançé un sourire, il m'invita à m'y coucher. Au risque de me faire sermonner, j'obéïssai. J'avais cette impression que si je me glissais à l'intérieur, je n'allais plus pouvoir sortir. Comme si c'était un piège dans lequel je serais prisonnier le reste de ma vie. Néanmoins, la fatigue commençait à me gagner et une tentative d'évasion se vouerait à l'échec. Depuis que j'avais été chassé de la maison, je détestais dormir dans un autre lit que le mien. Je n'avais pas souvent la possibilité d'en avoir un, mais lorsque l'occasion se présentait, je refusais toujours en imaginant que je serais mieux à l'extérieur sur un banc froid. J'avais mal au c½ur, j'avais le sentiment de tacher le tissu, de l'user...Wyatt prit place à mes côtés et mon ventre se serra encore plus. J'étais un prisonnier. Lui le gardien de ma cellule. Lui un gardien abuseur. Lui un gardien aux pouvoirs absolus. Je n'étais qu'un misérable prisonnier.


Je n'ai pas pu fermer l'½il de la nuit. Je regardais sans cesse la fenêtre dans mon champ de vision. De nombreuses fois j'ai voulu aller l'ouvrir et voir où elle menait, mais j'étais cloué dans le lit. Peut-être était-ce à cause de Wyatt qui m'enroulait de ses bras, ou peut-être était-ce à cause de la peur qui me rongeait à m'imaginer poser le pied au sol et tout faire pour ne pas être repéré. À chaque seconde je regrettais de n'avoir pu faire un seul mouvement. Et plus les minutes s'écoulaient, plus j'avais l'impression que les chaînes pesaient lourd sur mon corps. Quand je voyais les heures défiler, je me disais sans cesse qu'il était trop tard. J'entendais rire et hurler en bas. Des hurlements d'ivresse et de joie. Les genres de cris qui te donnent envie d'être sourd pour ne plus jamais les entendre à nouveau. Une bouteille se cassa. C'est à ce moment-là que j'ai commencé à pleurer jusqu'à ce que je sois à sec. Plus de larmes en réserve. Pleurer sans verser de larmes, c'est tellement plus apaisant...surtout que mes yeux n'en pouvaient plus tellement ils gonflaient. À 5heures, je m'étais décidé; il n'était pas question que je m'endorme dans un endroit où je ne voulais pas être. Mes rêves n'allaient pas naître dans cet endroit maudit. Trois heures plus tard, Wyatt se réveilla et, voyant mon visage, il se coupa lui-même lorsqu'il me demanda si j'avais bien dormi. Il parut effrayé et peiné de me voir ainsi. Il se leva d'un bond et partit dans le couloir. Lorsqu'il revint, il avait une serviette humide qu'il m'appliqua sur le visage. Je me laissai faire, constatant que ça faisait du bien. Après l'avoir retiré, il me regarda et m'embrassa fougueusement. Je lâchai un cri de surprise mêlé à de l'angoisse. Il tira les couvertures et embarqua sur moi avec force. Dès que j'avais l'occasion de respirer, je prenais de grandes bouffées d'air qui ressemblaient à des sanglots étouffés. En fait, ça en étaient. Mes yeux me piquaient, j'avais mal aux côtes à cause d'hier et j'avais des tas de bleus qui avaient surgi un peu partout. Je devais à présent lutter contre l'homme qui abusait de moi.

Puis, j'abandonnais. Je le laissai faire ce qu'il voulait. Il désirait mon corps et mon esprit, je les lui donnai. Je n'étais qu'une poupée sans vie à cet instant. Comme hier, il me pénétra ce qui me fit souffrir le martyre. Je retenais tout dans ma gorge, mais lorsqu'il donna un coup de reins trop brusque, je criai à plein poumons en serrant le drap sous mes mains. Je détestais sentir ce bâton dur frotter contre mes parois, je détestais lorsqu'il heurtait ma prostate ce qui me donnait des petits chocs, je détestais tout de ce rapport sexuel, je le détestais, je prévoyais le tuer dès que j'en aurais l'occasion...

# Posté le jeudi 07 mai 2009 21:21

Modifié le vendredi 22 mai 2009 15:14

*Chapitre 4*

Plus tard, n'ayant pas voulu quitter la chambre, je me retrouvai seul. J'en profitai enfin pour aller voir ce qu'il y avait de l'autre côté de la fenêtre. À ma plus grande déception, il n'y avait pas des champs de verdure incroyablement haute, ni des enfants libres qui riaient en gambadant main dans la main. Il n'y avait qu'un mur de briques dont le soleil ne voulait même pas briller dessus. J'aurais voulu ouvrir la fenêtre pour sauter en bas et risquer au moins une fracture plutôt que de rester ici et d'attendre peut-être des années avant de pouvoir ressortir. Oui, j'aurais voulu, mais il y avait des barreaux qui m'avaient été invisible hier soir d'où j'étais. Je doutais qu'ils aient été posés pour moi. C'est plutôt une protection pour les occupants de cette maison. Tous ces gens qui fument des substances illicites en bas, je ne pense pas qu'ils la gardent juste pour eux...

J'entendis les escaliers craquer proche de la chambre et je sursautai. Une partie de moi espérait que ça ne soit pas Wyatt qui revienne déjà, mais une autre partie préférait que ça soit lui plutôt qu'un de ces vieux soûlons avec les neurones entièrement brûlées qui traînait avec les autres. L'idée de me cacher sous le lit me vint à l'esprit, mais je me disais que j'aurais l'air stupide alors je restai immobile devant la fenêtre. La porte s'ouvrit lentement, avec douceur et je le vis...un garçon aux cheveux châtains qui tombaient raide sur sa tête blanche. Ses deux yeux, qui ressemblaient à des saphirs, étaient si éclatants qu'ils illuminaient son visage même si ses lèvres et son teint très pâle avaient l'idée de faire du contraste. Il avait une silhouette très fine, à croire qu'on ne le nourrissait pas assez. Apeuré, j'eus peur que cela devienne mon cas aussi. Comme s'il était effrayé de trouver un humain dans la pièce, le garçon inspira maladroitement et préféra ne pas s'aventurer dans la chambre. Il lança un mot d'excuse et avant qu'il puisse fermer la porte, je lui priais d'attendre. Il me fixa avec ses pierres précieuses couleur océan. Je vis sa pomme d'Adam bouger par la déglutition de sa salive. Je ne comprenais pas sa nervosité, mais s'il était dans les mêmes draps que moi, je voulais le connaître davantages. Je m'avançais vers lui comme on approche on animal sauvage terrorisé par l'être humain. Il referma la porte derrière lui et d'un geste vif, il me prit dans ses bras en serrant fortement. Surpris, je fis de gros yeux ronds jusqu'à ce qu'il prenne la parole, en sanglotant.



X : J-Je suis désolé...tellement désolé...

Jesse : P-Pourquoi?



Il prit une pause. J'avais senti dans sa voix qu'il avait eu de la misère à sortir cette phrase. Je posai mes mains dans son dos pour l'aider. De cette façon, j'acceptais le calin et la conversation en même temps. Il était à peine plus grand que moi, je savais qu'il avait à peu près mon âge.



X : Il t'a prit...



À ce moment-là, je savais de quoi il parlait et surtout, de qui. Je me mis à pleurer et pleurer. Si le garçon ne me tenait pas, je serais tombé à genoux, non, je me serais écroulé sur le plancher. Les quelques mots qu'il m'avait adressé m'avaient détruit. Juste dans cette phrase, j'avais compris : « Tu t'es fait attraper, tu es fait comme un rat, tu resteras ici pour toujours et tu devras te soumettre à eux le reste de ta vie. » Cette fois-ci, c'était moi qui paniquais. Je tremblais tellement qu'à un moment donné, le garçon s'est mis à me bercer pour tenter de me calmer. Cela fonctionnait parce que bientôt, tous mes membres se détendirent d'un coup. Je n'osais pas relever la tête pour le regarder à travers mes larmes, j'avais trop honte.



X : Dit-moi, quel est ton nom?



La tête collée contre son torse, je répondis, la voix vacillante. Il me flatta les cheveux en me disant que tout allait bien et que je n'avais pas à m'en faire. C'était faux, il n'avait pas raison de me confirmer cela et il le savait tout aussi bien que moi, mais je trouvais le geste sympathique. Timidement, je lui demandai son nom en retour.



X : Evan



Ne le regardant toujours pas, j'hochai de la tête, espérant qu'il sente le geste contre son corps. J'aurais voulu rester des années entières de cette manière, je me sentais protégé. J'avais même oublié qu'on me retenait ici contre mon gré jusqu'à ce qu'une voix déchirante se fisse entendre. Un homme venait d'hurler le nom du gentil garçon. Ce dernier me poussa vivement et deux secondes après, le dénommé Seth entra dans la chambre. Lorsqu'il me vit, il souria et me lança un clin d'½il. Je fus dégoûté.



Seth : Tiens, vous avez fait connaissance! Jesse, ça c'est Evan, ma pute!



Evan se renfrogna sous l'insulte odieuse. Je ne pouvais pas croire qu'on dise ça de lui, je failli répliquer, mais j'avais bien trop peur. De plus, l'odeur d'alcool qui se dégageait de Seth laissait croire qu'il n'allait pas être très sympa si une dispute éclatait. Je me contentai de fixer le plancher histoire de ne pas provoquer quoique ce soit avec mon langage corporel. Seth attrapa le poignet d'Evan et l'attira vers lui. Ce n'est qu'à ce moment-là que je vis de nombreuses marques bleues sur ceux-ci. C'était horrible de voir la réaction du pauvre garçon face à ce geste brusque. Je serrai la machoîre tant l'idée de tous les tuer occupait mon esprit.



Jesse : Evan, je suis heureux de pouvoir te connaître.



Je tendis la main, ne donnant pas le choix à Seth de lâcher le bras de sa victime pour qu'elle me la serre. Dans son sourire, je vis un remerciement qui me donna chaud au c½ur, mais il mourit très vite et je devinai pourquoi; cette violence minime n'était qu'une chose parmi tant d'autres. Puis ce fut au tour de Wyatt de faire irruption dans la pièce. À la vue de son ami, Seth tira Evan dans le couloir. Mon visage était crispé en le voyant se faire traîner comme un chien ne voulant quitter un pied d'arbre.



Wyatt : Il a 17 ans. Presque de ton âge, c'est chouette non?



Je ne répondis pas. Qu'y avait-il de génial dans le fait qu'un autre adolescent comme moi était séquestré ici? Je devinai vite la cause de son air stupide, il avait fumé quelque chose qui détruisait son intelligence. Je profitais du fait qu'il planait pour trouver un objet en vue de l'assassiner. Je détestais ce plan, mais en situation de danger, on a le droit d'éliminer qui on veut et en ce moment, je l'étais. Puis, imaginant le tas d'armes qu'une seule personne devait porter sur lui et la mort bruyante que serait celle de Wyatt, je me concoctai un nouveau plan. Je devais le tuer dans son sommeil, sans faire de bruit. Ce soir-là, je me fis encore violer. Cela nourrissait ma colère et j'en avais bien besoin pour pouvoir tuer un humain de mes propres mains. J'avais pensé lui rentrer un couteau dans le c½ur, comme les balles tirées d'une arme font beaucoup de bruit et comme le frapper plusieurs fois à la tête avec un objet lourd était trop abominable. Mon premier choix aurait été de l'empoisonner, mais je n'avais pas les ingrédients nécessaires et il risquerait d'être alarmé par les symptômes étranges. J'avais aussi eu l'alternative de l'étouffer avec un oreiller, mais c'était long et ses cris ainsi que ses mouvements auraient le temps de faire comprendre à ses copains qu'il était en danger. Bref, j'en savais beaucoup sur les meurtres, ayant vécu dans la rue, et je savais parfaitement de quelle façon j'allais tuer Wyatt. Ce troisième rapport sexuel ne m'avait pas vraiment affecté comme les deux autres puisque je ne pensais qu'au moment où ce monstre serait mort.


Wyatt lâcha un long soupir et il ressortit sa queue dégoûlinante de sperme de mon corps. Il se lança à ma gauche, en position de l'étoile, satisfait de sa « prestation ». Moi je ne fixai que le tiroir où j'avais repéré un couteau bien aiguisé en après-midi. J'aurais voulu sortir de la chambre et aller m'ôter toute cette crasse sur mon corps, mais j'avais peur du couloir. J'étais comme devenu agoraphobe, mais je craignais plus l'extérieur de la chambre, donc la maison, plutôt que de sortir de celle-ci. En cette heure avancée de la nuit, ma seule occupation était le souffle de Wyatt. J'attendais qu'il diminue, qu'il prenne un rythme plus lent qu'à l'ordinaire. Je ne me concentrais que sur cela. Malgré les rires insistants en bas, je pouvais très bien entendre ses inspirations et ses expirations. Écouter quelqu'un s'endormir, me faisait fermer les yeux aussi, mais je me jurai de liquider cet homme avant de dormir. Soudain, je pensai à Evan. Mon plan était de tuer Wyatt et de m'enfuir en douce au rez-de-chaussée, mais je n'avais pas inclu Evan dans mon évasion. Je ne pouvais pas le laisser ici. Les rires des fêtards me brisèrent les tympans et je plissai des yeux en pleurant.



Jesse : Non, je dois le faire...je vais revenir pour toi Evan...

*Chapitre 4*

# Posté le dimanche 31 mai 2009 17:12

Modifié le dimanche 31 mai 2009 20:16